C’est bon, ça
marche toujours ? Alors je déclare le blog d’une
fille à peu près normale officiellement
réactivé ! (vivat de la foule en
délire). Shame on me, j’avais un peu
lâché l’affaire ces derniers temps. Je crois que
je me suis trouvée face à un problème de
positionnement : à force de parler de n’importe
quoi, à un moment donné on ne sait plus de quoi
parler. Bref, il faudrait que j’opte pour un angle qui
contraigne ma logorrhée et qui par la même occasion
m’oriente. Par exemple :
- Si j’étais
une modasse, je tiendrais un blog so fashion london dans lequel
j’évoquerais le retour de la longue robe inspiration
hippie et les talons aiguilles à lanière style SM.
Malheureusement, je suis plutôt une handicapée du
style. J’ai beau adorer suivre les tendances dans les
magazines, quand il s’agit de faire les boutiques, je suis
dans l’incapacité d’appliquer les
préceptes de la fashion attitioude. Mais je sais
pourquoi : ça tient au fait que je ne suis pas
exactement gaulée comme une ficelle et qu’en plus je
suis un peu radin.
- Si j’étais
la fille cachée de Valérie Damidot, je tiendrais un
blog « Maroufle & Stickers » dans lequel
je vous donnerais tous les tuyaux pour métamorphoser un
intérieur un peu fade en appart’ qui pique les yeux.
Malheureusement, comme beaucoup de spectatrices de
l’émission, j’ai vite compris que
c’était pas si facile que ça de peindre sa
cuisine en rouge vif et de changer la couleur de ses meubles Ikea.
Déjà, tout le monde aura constaté que coller
les scotchs dans toute la pièce, c’est beaucoup plus
long quand on n’a pas une équipe de cinq Jean-Michel
avec soi. Et puis c’est bien beau de
« dégager les angles », mais
après, ça sèche et on voit la
démarcation. Sans parler de la peinture qui part avec les
scotchs quand tout a bien séché. Et le plastique qui
se déchire aux pieds des meubles alors qu’on est en
train de les peindre et que du coup on déborde sur le sol.
Et puis c’est pas vrai qu’on peut repeindre toutes les
surfaces : je voulais changer la couleur de ma pauvre table
Güstuflück en contreplaqué vernis et le monsieur
du Roi Merlin il a dit que c’était pas
possible.
- Si j’étais
une fille engagée, je tiendrais un blog militant tendance
alter mondialiste. Malheureusement, j’ai beau me sentir
très concernée par le monde qui m’entoure, je
ne suis pas loin d’être complètement
désabusée quant aux moyens d’action
démocratiques. Limite je serais pas contre une bonne vieille
dictature. Mais à condition que le dictateur soit un gentil
monsieur débonnaire. On peut prendre le Père
Noël, par exemple.
- Si j’étais
un mec qui s’y connaît en blog, j’en tiendrais un
sur le revival de la moustache et un autre sur le quotidien de la
ligne 13 (big up
Manu !).
Mais je ne suis
qu’une princesse, alors je vais essayé de faire de mon
mieux, avec une vraie motivation : que ma keupine Jenny ne se
sente pas trop isolée de l’autre côté de
l’Atlantique.
Et pour fêter mon
retour, je paye mon tube de l’été.